Responsable communication examinant des kakémonos pour un salon professionnel
Publié le 18 février 2026

Votre stand est prêt. Le salon ouvre dans 48 heures. Et les kakémonos viennent d’arriver avec des couleurs qui ne ressemblent en rien à votre charte graphique. J’ai accompagné suffisamment de responsables communication dans cette situation pour savoir que ce cauchemar se répète chaque année. Le problème ne vient presque jamais du design. Il vient du choix de l’imprimeur.

L’essentiel pour choisir votre imprimeur en 30 secondes

  • Exigez la vérification de vos fichiers avant production (mode CMJN, 300 dpi minimum)
  • Privilégiez un imprimeur avec retrait express en agence si vous avez des urgences fréquentes
  • Demandez systématiquement un BAT papier pour tout support grand format
  • Vérifiez les certifications environnementales si votre entreprise s’engage en RSE

Pourquoi vos supports de communication méritent mieux qu’un imprimeur discount

J’ai accompagné une responsable communication d’une PME industrielle lyonnaise l’année dernière. Elle préparait un salon professionnel majeur. Ses kakémonos sont arrivés 48 heures avant l’ouverture. Couleurs décalées. Le bleu corporate tirait vers le violet. Impossible de les utiliser. Son imprimeur discount n’avait jamais vérifié que ses fichiers étaient en mode RVB au lieu de CMJN.

Le piège du fichier RVB que 80% des clients ignorent : Selon les spécifications techniques de l’industrie, le mode CMJN est obligatoire pour l’impression. Un fichier resté en RVB produira systématiquement des couleurs différentes de ce que vous voyez à l’écran.

Franchement, ce qui me met hors de moi dans ces situations : l’imprimeur savait. Il a vu le problème. Il n’a rien dit.

Le contrôle qualité en sortie de machine évite les mauvaises surprises



Un imprimeur professionnel aurait appelé avant de lancer la production. Ça prend 5 minutes. Ça évite des centaines d’euros de réimpression en urgence. Dans les dossiers que j’ai traités, je constate une constante : les économies réalisées sur l’impression se paient trois fois au moment du salon.

Les 5 critères qui distinguent un imprimeur expert

Je ne vais pas vous mentir : tous les imprimeurs promettent la qualité. Peu la garantissent vraiment. Ce qui distingue un professionnel de l’impression professionnelle, ce sont des services que les discounters ne proposent tout simplement pas.

Premier critère, et je recommande toujours de commencer par celui-là : la vérification systématique des fichiers. Selon les recommandations techniques pour la préparation de fichiers, les erreurs les plus courantes sont l’envoi en RVB, l’absence de fonds perdus, et les textes non vectorisés. Un bon imprimeur détecte ces problèmes avant vous.

Deuxième critère : la réactivité. Soyons réalistes, vous aurez des urgences. L’imprimeur capable de vous livrer en 4 heures via un service de retrait en agence change tout. C’est le genre de détail qui sauve un événement.

Troisième critère : l’accompagnement graphique. Pas tout le monde a un graphiste en interne. Certains imprimeurs proposent des retouches ou ajustements techniques, parfois inclus dans le tarif.

Les deux derniers critères concernent le moyen terme : les certifications environnementales et la traçabilité de la production. Selon les recommandations ADEME sur l’écoresponsabilité, les labels FSC, PEFC et Imprim’Vert constituent des garanties minimales mais vérifiables.

Votre grille de sélection imprimeur en 5 points



  • Vérification fichiers incluse (mode CMJN, résolution 300 dpi, fonds perdus 3mm)


  • Option retrait express disponible (idéalement sous 4-6 heures)


  • BAT papier proposé pour les grands formats


  • Accompagnement graphique ou retouches techniques disponibles


  • Certification environnementale affichée (FSC, PEFC ou Imprim’Vert minimum)

Mon avis, qui n’engage que moi : si l’imprimeur coche les trois premiers critères, vous pouvez lui faire confiance. Les deux derniers sont un bonus appréciable, pas un prérequis.

Quel support pour quel usage : le guide par situation

Un stand bien équipé combine plusieurs supports complémentaires



Dans ma pratique, j’observe que la question n’est jamais « quel support commander » mais « pour quel usage précis ». Un kakémono parfait pour un salon devient encombrant dans vos locaux. Un flyer efficace en prospection terrain perd son impact envoyé par courrier.

Quel support pour votre situation ?

  • Vous participez à un salon professionnel :
    Kakémono ou roll-up (visibilité à distance) + flyers A5 (à emporter) + cartes de visite (échange contacts). Prévoyez un grammage de 300-400g pour les cartes.
  • Vous recevez des clients dans vos locaux :
    Panneaux signalétique + plaquette commerciale format A4. Privilégiez un papier couché mat pour la plaquette, plus agréable au toucher.
  • Vous faites de la prospection terrain :
    Flyers format A5 ou A6 (légers, faciles à distribuer) + cartes de visite + pochette à rabats pour les rendez-vous qualifiés.
  • Vous lancez une campagne locale :
    Affiches A3 ou A2 + flyers de rappel + éventuellement un kakémono extérieur si vous avez un point de vente.

Pour approfondir les options d’impression adaptées à vos besoins, consultez les solutions pour vos documents professionnels. Vous y trouverez des recommandations complémentaires selon votre secteur d’activité.

Ce que les responsables com’ ignorent souvent : la chronologie type d’un projet d’impression serein. J-21 : brief et choix des supports. J-14 : création des maquettes. J-7 : validation du BAT. J-3 : impression. J-0 : livraison ou retrait en agence. En dessous de ce planning, vous prenez des risques.

Vos questions sur le choix d’un imprimeur professionnel

Un imprimeur expert coûte-t-il forcément plus cher qu’un site discount ?

Pas nécessairement. Le tarif unitaire est parfois légèrement supérieur, mais vous économisez sur les réimpressions, les corrections d’urgence et le temps perdu à gérer des problèmes techniques. Sur un projet complet, la différence de coût total est souvent négligeable.

Comment vérifier si mon fichier est bien préparé ?

Trois points à contrôler : mode CMJN activé (pas RVB), résolution minimum de 300 dpi à taille réelle, et fonds perdus de 3 à 5 mm sur chaque bord. Si votre logiciel ne permet pas ces vérifications, demandez à votre imprimeur de le faire avant production.

Quel délai prévoir pour une commande standard ?

Comptez 5 à 7 jours ouvrés pour une commande classique avec livraison. Pour les urgences, certains imprimeurs proposent des options express avec retrait en agence sous 4 heures. Vérifiez ce point avant de vous engager sur un nouveau prestataire.

Quelle différence entre impression numérique et offset ?

L’impression numérique convient aux petites séries et aux personnalisations. L’offset devient rentable à partir de quelques centaines d’exemplaires. Pour la plupart des besoins de communication PME, le numérique suffit largement et offre plus de flexibilité.

Si vous souhaitez approfondir les techniques d’impression grand format, consultez ce guide pour vos impressions en ligne. Vous y trouverez des recommandations spécifiques aux affiches et posters.

La prochaine étape pour vous

Plutôt que de résumer ce que vous venez de lire, posez-vous cette question : votre prochain événement professionnel est dans combien de semaines ? Si la réponse est « moins de trois », contactez dès maintenant un imprimeur capable de vérifier vos fichiers et de vous garantir un retrait express en cas d’imprévu. Les supports de communication représentent souvent la première impression que vos prospects auront de votre entreprise. Autant qu’elle soit à la hauteur.

Rédigé par Marc Fontaine, consultant en communication visuelle exerçant en indépendant depuis 2012. Basé en région parisienne, il a accompagné plus de 150 entreprises dans l'optimisation de leurs supports imprimés, du brief créatif à la production finale. Son expertise porte sur le choix des supports selon les usages (salons, PLV, papeterie) et la préparation technique des fichiers d'impression. Il intervient régulièrement en formation auprès de responsables communication.